Décroissance @5

Miam !

L’actualité et les doutes sur les cultures espagnoles ont résonné en écho à des réflexions qui me travaillent depuis quelque temps. Je suis une pure fille de la ville : je ne connais pas spécialement les saisons de production des fruits et légumes et n’ai qu’une bien vague idée de la façon dont les uns et les autres poussent…
L’aberration de consommer des produits venus de l’autre bout du monde m’est devenu de plus en plus une évidence. Certes, il y a des fruits tropicaux qui ne poussent qu’à l’autre bout du monde, là, pas de raison de critiquer. Mais, pour des fruits et légumes appréciant le climat de nos contrées, je suis des plus réticente vis-à-vis de la spécialisation de la production envoyée par avion. Sans tomber dans un refus sectaire, j’ai cherché à acheter des produits plus de saison et d’une production plus locale.
En tous les cas, j’ai eu des difficultés à trouver certains produits et je me suis adaptée. D’ailleurs, je consomme aussi des produits en bocaux dont je ne sais pas d’où ils viennent. Je ne crois pas que le local soit garant « d’authenticité » (c’est quoi ça?), ni de qualité, ni de meilleur goût, etc. Plusieurs facteurs rentrent en ligne de compte. En tous les cas, cela m’a permis de prêter attention à mon monde quotidien, au supermarché comme au marché et de faire moins automatiquement mes courses. C’est déjà pas mal !

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