Course @11

Rapportés de la route du Louvre 2011

Dans la série « les courses et l’écologie », je crois que j’ai touché du doigt (de pied) une forme d’absurdité. Je suis allée à Lens participer comme d’autres années à La Route du Louvre. Les organisateurs installent chaque fois sur le site d’arrivée des toilettes sèches plutôt que d’autres types de toilettes temporaires. Ils vantent un discours écologiste permettant de faire connaître ce système économe en eau.
Toutefois, l’importance de plus en plus grande de l’événement incite de nombreuses personnes à se déplacer en voiture pour s’y rendre et participer qui à la course de 10 km, qui au marathon, qui à une des nombreuses randonnées. Pour la troisième année consécutive, il y avait aussi un marathon-relais organisé avec une société de cars. Le principe : six coureurs se répartissent des tranches du marathon Lille-Lens. Un système de navettes par car amène les coureurs sur leur point de départ, puis de leur point d’arrivée au village où convergent les courses et marches.
Cette année, j’ai pris part au marathon-relais. Je n’étais pas au départ dans l’équipe, composée de bons coureurs, mais comme il fallait au moins deux femmes, j’ai été placée sur le plus petit parcours… Je devais donc m’acquitter de cinq kilomètres, au dernier moment transformés en quatre, entre Wingles et Hulluch.
Pour les courir, j’ai pris un bus (il y avait un train, mais un souci d’organisation nous contraignait à nous rendre à Lille plus tôt que prévu), puis un car, puis encore un autre car après ma course. Je ne compte pas la navette en mini-bus pour l’aller-retour de Paris, car il n’y a pas eu que la course à Lens. En effet, nous avons aussi visité le chantier du futur musée Louvre-Lens.
Bref, revenons à nos moutons, euh, non, nos coureurs. La première navette de Lille à Wingles était bien pleine. Notre chauffeur ne connaissait pas trop le chemin et nous a promenés avec demi-tour à un rond-point et autre détour. Mais, nous avions le temps…
La navette de Hulluch à l’arrivée n’était pas pleine, même pas à la moitié. Là encore, le chemin a été agrémenté. Première route prise et hop tour de rond-point, puis attente… Nous devions traverser le parcours du marathon et donc viser entre des groupes de coureurs par trop proche. Moteur tournant, nous avons donc patienté en regardant les marathoniens, en relais ou individuel, finir leur épreuve (nous étions à environ cinq kilomètres de la ligne). Puis, nous avons pris l’autoroute pour quelques minutes avant d’essayer d’emprunter une sortie. Après un bon moment d’attente et l’annonce qu’il y en avait pour au moins une demi-heure à trois quarts d’heure d’embouteillage pour rejoindre le site, la suggestion de certains de choisir un autre chemin a été suivie par notre chauffeur. Nous avons donc pris d’autres autoroutes un peu plus loin pour, de sortie en sortie, nous retrouver à celle juste en face de là où nous étions à attendre quelques minutes avant.
Au final, montée dans un bus à huit et demi du matin, je suis sortie d’un bus à plus de quatorze heures trente pour entretemps ne courir que quatre kilomètres et attendre, attendre, attendre… De quoi pouvoir méditer sur le sens de ces événements.

6 commentaires pour Course @11

  • Oui bon ben faut qu’ils investissent dans des GPS quoi, c’est pas compliqué.

    • Cécyle

      C’est vrai que le GPS est un outil qui sied aux comportements grégaires !

      • Isabelle

        Le GPS est bien l’outil qui permet de ne pas sortir des chemins tracés ? De suivre les voies principales sans vagabonder sur les sentiers et dans les sous-bois ? Qui permet de circuler à travers des espaces en ne les considérant que comme des passages, pas comme des lieux en soi ? Hum, je préfère les cartes et découvrir quinze noms en en cherchant un, préparer ma navigation en m’intéressant autant à l’arrivée qu’au parcours…
        Bref, je préfère me retrouver par hasard, au gré d’un détour, à traverser un troupeau de moutons plutôt que d’un suivre un.

        • Cécyle

          Tu as toujours été très romantique !

          • Isabelle

            Tu crois que cela explique mon célibat (trop) longue durée ? C’est quoi le remède docteur ?

          • Cécyle

            Mange des graines germées. C’est radical !

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