Commémoration @2

J’étais donc sur le parvis de la mairie du 14e ce 24 avril 2011 pour la Journée de la Déportation et du souvenir. Quelques portes drapeau, une sono, des élus, mon maire (qui n’a pas oublié les Tsiganes et les homosexuels dans son hommage), le Chant des partisans, le député de la circonscription, quatre gerbes de fleurs, une petite assemblée assise au soleil, deux policiers en gants blancs, la Marseillaise, des gens debout à l’ombre et… des enfants.
Que serait une commémoration sans enfants ? Les deux premiers m’ont tiré une larme : ils accompagnaient leur grand-père, déporté, et sont allés avec lui déposer une gerbe. Le mot « déportation » à ce moment-là a pris tout son sens : le grand-père n’était pas si vieux ; il devait être très jeune en 1940.
Puis d’autres enfants, qui, durant une bonne partie des discours, ont pour certains chouiné quand d’autres jouaient à se courir après sous l’œil totalement indifférent de leur parentelle. Nous sommes nombreux à nous être retournés, le regard noir de reproches. Il a fallu attendre la Marseillaise pour qu’enfin, on les sorte de cette place pour les emmener jouer dans le square à dix mètres de là. Pourquoi les avait-on menés à cette cérémonie si ce n’était pas pour les y impliquer risquant ainsi qu’ils la perturbent ?
Cela m’afflige.

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