Incyclicité @2

Canal de l'OurcqL’autre jour, j’ai assisté à la fin d’une altercation entre un piéton et un cycliste. Il y a actuellement des travaux le long du canal de l’Ourcq et le quai est encombré. Le passage des piétons est contraint par des barrières de chantier qui délimitent un cheminement sur plusieurs centaines de mètres. Il est précisé à chaque bout avec des panneaux que c’est interdit aux cyclistes, qui peuvent circuler sur la chaussée dans un sens, faire le tour ou prendre leur vélo à la main. C’est le plus intelligent, car le passage est très étroit et un peu périlleux en vélo, surtout pour croiser quelqu’un. C’était le même cas avec d’autres travaux, où il est précisé « Cyclistes, pieds à terre ». À chaque fois, des cyclistes empruntent quand même en selle ces passages.
Je commençais en annonçant que j’ai assisté récemment à une altercation. Un piéton reprochait à un cycliste d’emmerder les autres en ne tenant pas compte d’eux. Le ton est monté et le cycliste en est arrivé à traiter le râleur de « facho ». J’étais atterrée, non seulement du culot de renvoyer à l’autre une agressivité qu’il déclenche par son attitude de violence vis-à-vis de ceux qu’ils méprisent ainsi, mais en plus par l’insulte jaillissant de façon totalement aberrante et déconnectée du sens même du mot. Je comprends que l’on puisse être énervé, voire que l’on réagisse agressivement quand on est en faute et que l’on a du mal à l’admettre, que l’on s’emporte, mais jusqu’à ce point, ça je ne peux pas le comprendre.

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