Brosse @5

Nous sommes six sur le tatami, en cercle ; cinq grands garçons et moi. Nous bavardons en attendant le début du cours. Un nouveau judoka nous rejoint. Il serre la main aux hommes et m’embrasse. Il prend place dans le cercle.
— Y a pas de gonzesse ce soir ?
Tous ont ri, lui faisant remarquer que j’étais là. Il a grogné des excuses. Ce n’était pas nécessaire. J’avais pris sa question pour un compliment.

4 réflexions sur « Brosse @5 »

  1. Hélène

    Mais attend, s’il t’a embrassée après avoir serré la main aux autres, c’est bien qu’il faisait une distinction, non ?
    (que c’est agaçant, d’être une fille et de devoir faire la bise aux inconnus…)

    Répondre
    1. Cécyle Auteur de l’article

      En effet, il a distingué garçon et fille, sans pour autant me ranger dans la catégorie « gonzesse »… Car toutes les filles ne sont pas des gonzesses…

      Répondre
    2. Isabelle

      Je dirai qu’il est aussi parfois agaçant d’être une fille et faire la bise aux connus, notamment dans le milieu professionnel. On se retrouve à « biser » certains sans en avoir vraiment envie, voire sans l’avoir fondamentalement choisi (et parfois ne pas le faire à qui on voudrait bien).

      Répondre
      1. Cécyle Auteur de l’article

        Ca me fait penser à une chanson de Lavilliers.

        Dans mon souvenir, le « Chaque fois qu’on me serre la main j’ai l’impression qu’on me tâte le pouls », est une citation de de Gaulle ; mais ce serait à confirmer.

        Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.