Brosse @3

La permission de minuitJ’écoutais l’autre jour un podcast de l’excellente émission L’humeur vagabonde animée par Kathleen Evin, dont la voix, les remarques intelligentes et les idées engagées enchantent. Les invités étaient Delphine Gleize, réalisatrice, et Vincent Lindon, acteur, pour le film La permission de minuit sorti début mars.
Lindon y incarne un médecin travaillant avec des enfants atteints d’une maladie rare qui les oblige à vivre loin de la lumière. Il n’arrive pas à annoncer à un ado qu’il suit depuis bien des années qu’il va quitter le service, car il a obtenu une mutation. Ce personnage est donc un homme particulièrement sensible, attentif et à l’écoute des autres.
Plusieurs fois, Vincent Lindon parle de sa féminité ou sa part de féminité pour évoquer cet aspect de son personnage. Insensiblement, la sensibilité est renvoyée directement à la féminité.
Le plus drôle est que lorsque l’animatrice demanda à la réalisatrice, aussi auteure du scénario, si elle l’avait écrit en pensant à cet acteur en particulier, la réponse est non. Delphine Gleize précise qu’elle a écrit ce personnage comme « l’homme idéal »…
L’homme idéal est donc celui qui assume une féminité, c’est d’ailleurs couramment soutenu, notamment pour les « nouveaux pères ». Mais est-ce que la réciproque est largement répandue ? La masculinité est-elle si spéciale que la femme ne peut même pas en avoir une petite part ? Les lesbiennes savent combien le prix à payer pour la revendiquer est élevé…

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