Mariage @5

Marié jusque dans la tombe...Je rebondis sur la question d’Isabelle (« Mariage @4 ») avec ce billet.
J’ai toujours pensé que les appellations « fille » et « garçon » que l’on donne volontiers aux homosexuels — moi la première — est avant tout un moyen de les ramener à un statut de non-parents. Il est vrai que tant que l’on est pas parent soi-même, on demeure l’enfant des siens ; c’est surtout vrai pour les filles puisque le terme désigne d’abord une filiation (« Personne du sexe féminin, par rapport à son père et à sa mère ») avant un état sexué (« Tout enfant du sexe féminin. »). Je puise mes définition dans le Littré, bien sûr.
Est-ce que les choses sont différentes pour les hétérosexuels ? Ces deux termes circulent moins pour désigner ceux d’entre eux qui seraient non mariés et sans enfant, sauf évidemment passé un certain âge, comme le souligne Isabelle. Le Littré indique néanmoins que « fille » « se dit par opposition à femme mariée. Elle veut rester fille. » On ne trouve pas d’équivalent pour les garçons qui, s’ils sont « mauvais garçons » à certaines heures, à l’instar des filles, c’est bien pour connaître les « filles des rues », celles connues pour donner de la « joie ». Il faut dire qu’ils sont plus souvent « bons garçons » sans que cela ne doivent voiler la face de ce monde bien ordonné, un proverbe disant « Vieux garçons, vieux coquins », c’est-à-dire « il arrive souvent que les gens qui passent leur vie dans le célibat ont de mauvaises moeurs. »
De quoi rêver finir « vieille fille » ? Quel délice !

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