Peur @1

Bouh !Dans mon enfance, l’appartement était assez grand pour loger toute la grande famille que nous formions. J’étais la plus jeune et peu à peu, les uns et les autres sont partis. Je n’étais jamais complètement rassurée pour dormir quand l’appartement était vide de toute présence autre que la mienne. Dans l’enfance, j’avais comme beaucoup d’enfants peur de ce qui pouvait surgir du dessous du lit. En grandissant, j’ai pris l’habitude de dormir en ayant le moins possible une porte ou une fenêtre derrière la tête. Lorsque j’ai dormi sur une mezzanine, je pouvais y déroger, car du coup, il y avait une distance et je n’avais pas une ouverture potentielle juste derrière mon crâne. Pour les autres lieux où j’ai vécu, j’avais spontanément placé le lit dans une position où je pouvais voir porte et fenêtre.
L’habitude est restée et je croyais que c’était enraciné comme une peur. Pourtant, pour des raisons notamment pratiques, j’ai effectué des changements dans mon appartement. Du coup, je dors dans une pièce où la porte est en arrière de la tête du lit. À mon grand étonnement, j’ai réussi à très bien y dormir, sans même trop y penser. Parfois, pas besoin d’années de thérapie pour se déprendre de ce qui semble entraver son bien-être. Il suffit d’essayer et ce peut être le bon moment pour simplement endormir ses peurs.

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