Paris @5

Robin des ruesRentrant d’un dîner, un soir de janvier, je vois sur le trottoir devant le métro un homme assis par terre entouré de trois personnes debout. L’homme est un SDF assis là depuis quelques jours, sur une grille d’évacuation de l’air. Les trois personnes portent le blouson d’une association d’aide aux SDF effectuant une maraude. Le plus souvent, les volontaires se mettent dans ces conditions à la hauteur de la personne à laquelle elles parlent, en s’accroupissant. Là, non. Des trois, une des deux femmes parle avec lui, de haut. Aucun ne sourit, l’un d’eux regarde ailleurs.
Quel sens cela a-t-il ? Pourquoi ces personnes sont-elles volontaires ? Est-ce par un souci d’effectuer des bonnes actions ? L’effet est saisissant pour moi, simple passante. Les maraudes ont permis à la société de s’acheter à bon compte une compassion vis-à-vis de personnes qui le plus souvent n’en veulent pas et avec des solutions politiques inexistantes, comme des pansements. A voir ces bénévoles, le constat s’impose que les pansements se décollent doucement.

Voir aussi Paris @4.

1 commentaire pour Paris @5

  • Pierre

    Peut être que ces personnes sont employées par une association. Peut être en avait elles marre ce soir là……

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