Couple @3

C’est sans doute ce passage sur la féminité qui m’a également le plus marqué. Quand j’en ai parlé à ma mère, elle m’a rappelé que toute petite déjà, quand je la regardais s’épiler à la cire (quelle souffrance !), je clamais haut et fort que jamais je ne m’épilerais pour plaire à un homme. Je ne le fais pas plus pour plaire à une femme car ma féminité, je ne la vis pas à l’aune de la longueur de mes poils.
« Féminité » est un terme difficile à définir et lire Despentes permet en effet de le replacer dans le contexte culturel et social (et économique) des rapports entre les femmes et les hommes. Je suis une femme, mais je ne suis pas féminine car cela reviendrais pour moi à me construire en tant que marchandise sexuée disponible au rayon frais du grand bazar de l’Hétéronomie. Quelle misère !

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